Du Mont-Saint-Michel à Venise

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Description

Livre Ane

Du Mont-Saint-Michel à Venise

2 000 kilomètres avec le petit âne Ferdinand…

 

Auteur : Jacques Clouteau

Editeur : Les éditions du vieux crayon 

Année : 1999

Nombre de pages : 448

Photos : 58

Dimensions : 21 x 14,5 cm
ISBN : 2-9508486-6-4

 

 

Résumé du voyage…

Le 25 avril, Ferdinand, Anne-Marie et Maître Jacques prenaient le départ pour un long périple qui allait durer dix semaines. Gilbert Mouchel, l'acharné de l'âne du Cotentin, et son équipe avaient organisé un départ médiatique, puisque, par son entremise, les caméras de la station FR3-Normandie s'étaient déplacées pour immortaliser sur la pellicule les images d'un bourricot s'enfonçant dans les eaux de la baie.

Car ne croyez pas que nos amis aient choisi la solution de simplicité. En effet, guidés par un connaisseur des traîtrises de la Baie, ils sont partis du Bec d'Andaine, comme le font encore aujourd'hui les pèlerins, et ont traversé les eaux de l'estuaire sur environ sept kilomètres, pour toucher enfin le pied du célèbre rocher. Ferdinand, bourricot émérite, était le premier âne à parcourir cet itinéraire. Pensez que la Sélune, qui se jette dans la baie, fait environ 900 mètres de large, et qu'aux endroits les plus profonds, l'eau vous parvient jusqu'à mi-cuisse, ce qui veut dire pour Ferdinand qu'il a le ventre dans l'eau et le bas des sacoches qui barbote…

Rajoutez à ce tableau la pluie qui tombe drue, le courant violent, l'eau glacée, le vent contraire, l'absence totale de visibilité, les bancs de sables mouvants, et vous en conclurez comme moi que Ferdinand est un âne d'une race supérieure, dont le Stud-book reste à ouvrir…

Ce 25 avril était le premier jour de pluie après des semaines de sécheresse absolue. Et cette fidèle amie des randonneurs a accompagnés nos voyageurs pratiquement jusqu'à Venise. Ce printemps 97 a été le plus pourri depuis l'invention de la douche…

Mais au-delà de ces détails humides, il reste des millions d'images, la traversée de la Normandie, du Perche, de la Beauce, de la Bourgogne, de la Franche-Comté. Beaucoup de sourires, d'amitié, et d'hospitalité, tant le petit âne ouvre les coeurs.

Après cinq semaines de marche, le jour où les Français élisaient leurs nouveaux députés, nos amis, effrayés par le changement politique, passaient la frontière suisse, les sacoches chargées de toutes leurs économies. Autre pays, vivant, fleuri, accueillant, protecteurs des animaux, mais hélas trop cher pour nos maigres bourses. Trois semaines à grimper les crêtes du Jura, puis les cols des Alpes. Un paradis pour randonneurs, si ce n'était la météorologie toujours aussi désastreuse.

Au-delà des Grisons, tout là-bas, à Poschiavo, nous attendait la frontière italienne, ainsi que de monstrueux orages qui transformaient en torrents de boue le moindre routin, rendant notre route très dangereuse, et emportant accessoirement quelques maisons et ses habitants vers le repos éternel. Il ne restait plus que deux semaines pour arriver enfin au bord de la lagune.

Au matin du 5 juillet, ou plutôt en fin de nuit, discrètement, nos amis se sont glissés subrepticement sur le pont de la Liberté, qui relie Venise au continent. En arrivant Piazzale Roma, à l'aube naissante, ils ont soigneusement évité les cars de carabiniers, puis ont prestement enfilé les petites rues et les centaines de ponts, en suivant un itinéraire minutieusement établi. Enfin, après un parcours sans faute, nos trois compères arrivaient place Saint-Marc, alors que sonnait le campanile et que le soleil perçait la brume sur une des plus belles places du monde. Photos, émotion, instants d'une rare beauté…

Ensuite, sans état d'âme, nos amis se sont mis à la recherche d'un endroit pour installer le campement et le bourricot. Ceux qui connaissent Venise apprécieront le défi. Avec la complicité d'un moine, ils parvenaient finalement à dénicher un petit morceau de prairie, où dormait d'ailleurs un tas de foin, afin de partir tranquilles à la découverte de la Perle de l'Adriatique. De l'herbe et du foin à Venise, mais oui…

Deux jours plus tard, la ville entière était au courant de l'asinello qui broutait là-bas, sur l'île de Santa Elena, et il devenait temps de partir avant que les Vigiles Urbains ne se montrent trop curieux…

C'était la fin d'un beau voyage hors du temps, deux mois et demi de rêves et de paysages, au pas lent d'un sympathique bourricot.

Le mot de l'âne : Je t'en foutrais, moi, de l'émotion ! Ça faisait 2.000 kilomètres que je me trimballais tout leur fourniment sur le dos, pendant que Monsieur et Madame roucoulaient la bouche en coeur. Ensuite, sachez-le, si j'ai fait le pitre, c'était juste pour essayer de garder l'équilibre dans leurs saloperies de montagnes. Quand je me reposais quelques minutes, complètement épuisé, ces deux ahuris me traitaient de gréviste et de fainéant. D'abord c'est pas vrai du tout ! En vérité, je suis gentil, discipliné, fidèle, et sage comme une image… En outre chacun me trouve très beau

 

Présentation de l'auteur Jaques Clouteau et de son âne Ferdinand

Amoureux de la randonnée au long cours, et fana des ânes, il a joint ces deux passions en parcourant les vieux chemins d'Europe accompagné de Ferdinand, son sac à dos à quatre pattes.

Ce fut au printemps 1993 le grand chemin de Saint Jacques de Compostelle, depuis le Puy-en-Velay, au coeur de l'Auvergne, jusqu'à Santiago, à l'extrémité de la Galice. 1.700 kilomètres de pluie, de soleil, de poussière, de paysages merveilleux, de rencontres. Dix semaines de rêve au cours desquelles Ferdinand, petit âne courageux, surmontera toutes les épreuves et déjouera tous les pièges que met notre civilisation sur le chemin des bourricots.

Un an plus tard, c'était l'antique chemin de saint Philibert, sur les traces des moines fuyant devant les Normands, en l'an de grâce 836, l'île de Noirmoutier, afin d'aller mettre à l'abri les reliques de Philibert jusqu'en Bourgogne, dans l'abbaye de la bonne ville de Tournus.

En 1995, Ferdinand, âne voyageur, parcourait avec son maître le nord de la Grèce, à travers les montagnes, semant la consternation parmi les populations hellènes. Ce voyage restera marqué par la découverte émouvante des antiques monastères du Mont Athos.

Pour se reposer de ce périple, Ferdinand attaquait quelques semaines plus tard le chemin de halage du canal de Nantes à Brest.

Au printemps 1996, ce fut la grande traversée de la Grèce, depuis la frontière d'Albanie jusqu'au sud du Péloponnèse. Deux mois de rêve sur les crêtes, à mi-chemin du ciel et du soleil. La rencontre de la vieille civilisation pastorale montagnarde.

En 1997, notre bourricot a repris le collier pour rejoindre le Mont-Saint-Michel à Venise, deux cités nées de la mer et protégées par elle. C'est ainsi qu'il a traversé la baie normande, de l'eau jusqu'au ventre, avant de faire son entrée dix semaines plus tard, sur les pavés de la place Saint Marc, sous le regard ébahi des Vénitiens…

A l'automne 1997, Ferdinand, ébloui par les ors de la Ville Lumière, décide de se faire un remake de "La Traversée de Paris". Profitant des festivités du 50ème anniversaire de la FFRP (Fédération Française de Randonnée Pédestre), votre bourricot favori part de la basilique royale de Saint-Denis (normal, me direz-vous, car Ferdinand est Roi des Ânes et Roi d'Aragon…). Au milieu de 5.000 randonneurs, il taille son chemin vaillament et parvient enfin, fatigué mais heureux, au portail de Notre-Dame. Vous voulez en savoir plus sur cet épisode qui marquera longtemps les mémoires… Cliquez sur La Traversée de Paris.

Au printemps 1999, Ferdinand décidait de quitter la Vendée, et prenait symboliquement, à pied, la route vers l'orient. Limousin, Cantal, Aubrac, Cévennes, Ardèche, Haute-Provence. Après 54 jours, les deux compères attaquaient le Parc National du Mercantour, dans les Alpes-Maritimes. Soleil, paysages splendides, une panoplie de souvenirs pour mieux passer l'hiver.

Juin 2000 : Ferdinand et Jacques piaffent tout au sud du Portugal, en Algarve. Ils prennent plein nord, au ras de la frontière espagnole, et traversent tout le pays en un peu plus de cinq semaines. Des pistes de terre, des oueds teintés de lauriers-roses où il fait bon se doucher au bivouac, des chênes-lièges par millions, des petits villages tout blancs où trottent les petits ânes chargés de foin, et beaucoup de sourire. Une extraordinaire randonnée-liberté.

Juin 2001 : Départ du Quercy vers le soleil levant : les Gorges de l'Aveyron, le Ségala, la vallée du Tarn, les Grands Causses (Larzac, Noir, Méjean), l'Ardèche, la Drôme Provençale, le Vercors, la Chartreuse, les Bauges, et enfin les Aravis avec le panorama inoubliable du Mont-Blanc !

2002 : Tout petit voyage depuis la Camargue jusqu'au Pays Basque en empruntant la Voie d'Arles du Chemin de Compostelle, puis la Voie du Piémont Pyrénéen. Au menu de cette année-là : pluie, averses, brouillard…

2003, la canicule : Cette fois c'est le cagnard qui s'est établi sur la tête du pauvre équipage. 45 jours au départ de S'Hertogenbosch, légèrement sud d'Amsterdam (Hollande), dont 30 jours de soleil implacable. Un beau voyage sur le Chemin de Compostelle qui part des Pays-Bas vers Maastricht, Liège, Reims, puis Vézelay, Nevers, Saint-Léonard-de-Noblat et enfin Rocamadour.

2004 : Parti de Fontainebleau, Ferdinand a rejoint la Champagne, puis l'Argonne, avant de franchir la frontière allemande à Schengen. Ensuite ce fut le Rhin majestueux, les montagnes du Taunus et de Thuringe, la traversée de l'ex-RDA, la rencontre avec un peuple ami et chaleureux. Et en couronnement, l'arrivée émouvante à Berlin, sous la Porte de Brandebourg.

2006 : Toujours vers l'Est : Ferdinand et Jacques repartent de Berlin, franchissent l'Oder, parcourent toute la Pologne, traversent la Vistule, abordent au bout de 5 semaines la frontière de Lituanie, sautent le Niémen, puis arrivent enfin en Lettonie à Riga, la perle de la Baltique. Ensuite retour en bateau jusqu'en Allemagne pour se reposer des 58 jours de marche.